APA-Kinshasa (RDCongo) Le Mouvement de Libération du Congo (MLC - opposition), parti de Jean-Pierre Bemba, a décidé dimanche de suspendre sa participation à toutes les institutions du pays, pour protester contre l’assassinat d’un de ses membres, Daniel Boteti, tué dans la nuit de samedi à dimanche, dans un quartier de Kinshasa.
« Nous suspendons notre participation à l’Assemblée nationale, au Sénat et bien entendu à l’Assemblée provinciale », a déclaré le secrétaire général du MLC, François Muamba à l’issue d’une réunion d’urgence du bureau politique du parti.
Daniel Boteti, vice-président de l’Assemblée provinciale de la ville de Kinshasa et stratège du Mouvement, a été assassiné dans la nuit de samedi dans la soirée et dès dimanche, une source autorisée faisait part de l’arrestation de « deux assaillants », qui devront être jugés lundi, « en procédure de flagrance ».
L’information est rapportée par l’Inspecteur provincial de la police nationale, à l’issue d’une réunion de sécurité présidée par le ministre congolais de l’Intérieur, Dénis Kalume
Le MLC exige le jugement, « dans les meilleurs délais et dans la transparence » de ceux qui sont déjà identifiés comme coupables. Il veut en outre des « sanctions exemplaires » au sein de la chaîne de commandement, en plus de la délocalisation de la Garde républicaine, du quartier où à eu le crime, selon Muamba.
Le Parti de Jean-Pierre Bemba n’entend pas se contenter de « cet exercice qui consisterait, tout d’un coup, à nous sortir des coupables parfaits », a prévenu son secrétaire général.
Avec 64 députés à l’Assemblée nationale et 22 sièges (sur 47) à l’Institution provinciale, le MLC est le principal parti d’opposition de la République démocratique du Congo.
La formation majoritaire compte 111 sièges sur les 500, qui composent l’Assemblée nationale, où sont présent une soixantaine de listes.